Vous entendez des bruits la nuit et craignez des dégâts sur vos provisions ou votre isolation. Vous cherchez des réponses claires pour identifier l’animal et agir sans erreur.
En lisant la suite vous saurez quels aliments l’attirent, comment repérer sa présence et deux mesures simples à appliquer tout de suite : sécuriser les denrées et obturer les accès. Commençons par la liste des aliments préférés, saison par saison.
Quels aliments un loir privilégie-t-il dans une maison et où les trouve-t-il ?
À faire tout de suite
- Conservez les denrées dans des contenants hermétiques.
- Obturez les accès et coupez les branches proches du toit.
- Vérifiez la présence la nuit avant d’obturer un passage.
Le loir adapte son régime aux ressources disponibles et vise d’abord les aliments riches en énergie. Dans un habitat humain, il privilégie les denrées accessibles la nuit, ce qui explique pourquoi vous le surprenez souvent dans un cellier ou un grenier.
Aliments végétaux privilégiés : fruits, graines, noix et fruits secs
Le menu domestique du loir met en avant les fruits frais (pommes, poires, raisins) et les fruits secs (noisettes, amandes, faînes). Il cherche aussi les graines et les céréales stockées. Conservez les denrées dans des contenants hermétiques pour réduire l’attractivité, comme le recommande la fiche de l’université de Bordeaux.
Proies opportunistes et restes : insectes, œufs et déchets alimentaires
Quand les végétaux manquent, le loir consomme des insectes, des œufs ou des restes. Il fouille les poubelles et peut consommer croquettes pour animaux si elles sont accessibles. Son comportement opportuniste l’amène à tester divers aliments avant de s’y fixer.
Alimentation selon la saison : comportement en été, automne et avant l’hibernation
En été, le loir complète son régime par des insectes et bourgeons. À l’approche de l’automne il focalise sur les aliments gras et sucrés pour accumuler des réserves avant l’hibernation. Il pratique la mise en réserve, surtout de noix et graines, et fréquente alors intensément les vergers et celliers.
Endroits ciblés dans la maison : garde-manger, placards, vergers et abris extérieurs
Les lieux favoris sont le grenier, le cellier, les placards peu utilisés et les remises. À l’extérieur il fréquente les vergers et les haies. Si vous trouvez des nids faits d’isolant ou de tissus, vérifiez la présence d’une colonie dans les combles, comme l’indique la fiche régionale de la faune Auvergne‑Rhône‑Alpes.
Pourquoi un loir choisit-il d’entrer dans une maison : nourriture, abri et chaleur
Le loir entre dans une maison pour trois raisons principales : accès à la nourriture, abri sûr et chaleur, surtout avant l’hibernation. Vous l’attirez sans le savoir si des fruits ou des croquettes restent accessibles la nuit. Il privilégie les accès faciles : gouttières, laine de verre détachée, ouvertures autour des conduits.
Pour réduire les incursions, coupez les voies d’accès (branches proches du toit), stockez les denrées hors de portée et limitez les cachettes potentielles. Vérifiez la présence la nuit avant d’obturer un passage, afin de ne pas enfermer l’animal.
Comment repérer la présence d’un loir dans votre maison et quels dégâts peut-il causer ?
Signes à surveiller
- Bruits nocturnes et crépitements dans les combles.
- Nids d’isolant ou de tissus et crottes petites et cylindriques.
- Traces de mastication sur bois, cartons et câblage.
La présence d’un loir se repère par des indices directs : bruits nocturnes, nids volumineux et déjections. Les dégâts vont de l’isolation souillée au rongement de matériaux. Surveillez les signes suivants pour agir vite.
Signes et indices : bruits nocturnes, déjections, empreintes et traces de rongement
Écoutez des crépitements ou des pas la nuit, surtout dans les combles. Repérez des crottes petites et cylindriques près des nids, des empreintes dans la poussière et des traces de mastication sur bois ou cartons. Ces indices correspondent aux descriptions naturalistes consultées pour l’identification.
Dégâts courants : isolation endommagée, câblage rongé, tissus et provisions contaminés
Le loir peut déchirer l’isolant pour bâtir un nid, provoquer des courts‑circuits en rongeant des fils et contaminer provisions et textiles par ses excréments. Nettoyez et remplacez l’isolant souillé et vérifiez l’état du câblage avant remise en service.
Exemples concrets de propriétaires et estimation des coûts de réparation
Des témoignages de propriétaires rapportent des réparations allant de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros selon l’étendue des dégâts à l’isolation et aux installations électriques. Si l’infestation est limitée, la réparation reste modérée ; en cas de nidage étendu, comptez un budget plus significatif et faites appel à un professionnel.
Comment empêcher un loir d’entrer ou le faire partir sans le blesser ?
Privilégiez des méthodes non létales et respectez la réglementation locale. Scellez les points d’entrée une fois l’absence de l’animal confirmée la nuit. Posez des grillages autour des chevrons et calfeutrez les fissures supérieures. Employez des pièges-vivants si nécessaire et relâchez l’animal loin des habitations selon les règles locales.
Retirez les sources d’attraction : rangez les fruits et les croquettes, fermez les poubelles et coupez les branches qui touchent la toiture. Pour compléter vos actions, consultez le bulletin technique de terrain afin d’adapter la méthode selon la saison et éviter les interventions pendant l’hibernation : guide pratique Biolovision.
Lisa Prenot
Passionnée de décoration et de jardinage, Lisa teste, se documente et met en mots des conseils simples à appliquer chez soi. Son objectif : vous faire gagner du temps et éviter les erreurs, que vous rafraîchissiez une pièce ou prépariez votre potager.
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